3e épisode : Mon enfance

 
 
 

Introduction : La maison Hamel est déjà remplie d’enfants quand je fais mon apparition. Je suis le numéro 10. J’ai l’attention et la joie des parents, des grands frères et des grandes sœurs, un bébé fille après trois garçons. J’ai le sourire facile, tant de monde autour de mon berceau et tant d’attention et d’affection. Mon visage reflète la joie de vivre et le besoin de bouger.  

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Avant d’en arriver à l’éveil de cette vocation missionnaire, il s’est passé bien des choses dans mon enfance. Selon les dires de ma mère, j’étais un bébé très éveillée, très curieuse qui ne voulait rien manquer de ce qui se passait autour de moi.

Elle disait aussi, j’étais très active, toujours en train de bouger dans la couchette. Occupée à m’amuser avec un petit jouet de fabrication artisanale, j’attends les sourires des frères et sœurs et ils aiment bien bercer cette petite fille si vivante, si souriante. Je ne manque pas d’attention même si ma mère est très occupée avec l’arrivé d’un autre bébé, quinze mois plus tard. C’est le septième garçon les six autres sont nés avant moi. Après ce garçon naitront quatre filles.

Je grandis donc au milieu de ces garçons et je partage leurs jeux et plus tard leurs secrets. J’ai appris jeune à garder des secrets. Lorsque mes frères fumaient en cachette, je devais les attendre pour rentrer à la maison avec l’interdiction d’en parler sinon je serais privée de leurs jeux. Ils m’entrainent dans des prouesses dangereuses. Ils me font passer sur la rivière à moitié gelée. Si je peux passer, ils le peuvent aussi. Il n’y a rien à mon épreuve. Ils m’entrainent dans des jeux et des sports dangereux : plonger dans la rivière à partir d’un haut plongeon, sauter en skis sur des pentes dangereuses. Lorsque j’ai peur, ils m’encouragent en disant : aucune fille n’a encore fait une telle chose, vas-y nous serons fiers de toi. Qu’est-ce que je n’aurais pas fait pour prouver ma bravoure et faire la fierté de mes frères !

A douze ans,   je joue encore à la balle molle (baseball) dans la rue avec les petits voisins et mes frères jusqu’au jour ou l’un d’eux me traite avec violence et me frappe car je viens de faire perdre l’équipe par ma maladresse. Je rentre à la maison en pleurant. Ma mère me fait prendre conscience que je suis trop grande maintenant pour des jeux de garçons, je dois chercher les amies du côté des filles.

à suivre…

Pour lire l’épisode # 4, cliquez sur ce lien

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